samedi 21 novembre 2009
Echappée en Provence # 3 : Roussillon
Petite balade au pays de l'ocre
Partout, un sol rouge...
Des façades qui rivalisent de beauté

Des petites ruelles et des passages cachés
Une église typique
Des portes d'entrée dans les maisons comme je les aime...
Roussillon est un village plein de charme, propice à la rêverie. A cette époque de l'année, les couleurs sont magnifiques et illuminent les façades de manière très particulière. Quel bonheur de flâner au hasard dans les rues !
C'est dans ce village que j'ai découvert par hasard une librairie comme j'aimerais en avoir une près de chez moi. Le batisse dans laquelle elle se trouve est magnifique, au dernier étage la vue sur les environs laisse rêveur, la déco est d'un goût remarquable et les titres sont choisis avec soin. Je n'ai malheureusement pas retenu son nom ni son adresse mais si vous passez par là, elle se trouve juste à côté de la mairie...
jeudi 19 novembre 2009
Quand des gamins de 15 ans jouent avec le feu...
Quand tous les jours tu te bats pour que les élèves disent bonjour et éteignent portables et MP3 quand ils entrent au CDI,
Quand tous les jours, tu te bats pour faire respecter un minimum de discipline et de politesse,
Quand tous les jours tu répètes les mêmes choses,
Quand tous les jours tu essaies de faire de ton mieux pour faire revivre un CDI sinistré
et que le résultat c'est :
- des insolences toujours aussi fréquentes
- des comportements toujours aussi insupportables
- un élève qui jette les photocopies que tu viens de distribuer en sortant de ton cours
- et des élèves qui abusent de ta confiance pour "jouer à mettre le feu" au papier essuie-mains avec pour résultat des toilettes à refaire et l'évacuation du lycée.
Tout ça dans une même journée, ça fait beaucoup, ça fait trop mais c'est la triste réalité du métier de prof aujourd'hui...
mercredi 18 novembre 2009
"Les belles choses que porte le ciel" de Dinaw Mengestu
Dans la deuxième moitié des années 1970, Sépha, jeune immigré d'origine éthiopienne, a fuit la révolution et les massacres de son pays et s'est retrouvé aux États-unis avec pour seule famille un oncle. Il a commencé par travailler pour un patron qui l'exploitait puis, a décidé de tenir une petite épicerie dans un quartier pauvre de Washington. Des années plus tard, il est toujours au comptoir de sa boutique et passe son temps à lire, à attendre de rares clients et à porter sur le monde un regard nostalgique et triste en compagnie de Joseph et Kenneth, ses deux amis africains.
L'arrivée dans le quartier de Judith, une femme blanche, et de sa fille métisse, Naomi, va bouleverser le petit univers de Sépha et aussi celui du quartier. Mais Sépha sait très bien quelle est sa place en ce monde. Son regard sur la relation qu'il entretient avec Judith et Naomi est tout à fait lucide.
Que disait toujours mon père, déjà ? Qu'un oiseau coincé entre deux branches se fait mordre les ailes. Père, j'aimerais ajouter mon propre adage à ta liste : un homme coincé entre deux mondes vit et meurt seul. Cela fait assez longtemps que je vis ainsi, en suspension. p. 281
Sépha fait partie de ces êtres blessés sur qui la vie glisse, de ces êtres à l'existence anonyme mais dont le regard sur le monde est ô combien juste et plein de sagesse. Pris entre l'Éthiopie, son pays d'origine dans lequel vivent encore sa mère et son frère mais où il ne retournera sans doute jamais, et les États-Unis où les pauvres et les noirs subissent désillusions sur désillusions, Sépha se sent seul. Ses quelques amis, sa petite boutique et les livres lui permettent de trouver un peu de bonheur au quotidien mais l'exil restera toujours une souffrance pour lui.
Un beau roman plein de poésie et réflexions très intéressantes sur l'Afrique, les États-Unis et l'exil.
Merci à
pour l'envoi de ce livre.
MENGESTU, Dinaw, Les belles choses que porte le ciel, Le livre de poche, 2009.
mardi 17 novembre 2009
"Les yeux jaunes des crocodiles" de Katherine Pancol
C'est l'histoire banale d'un couple -Antoine et Joséphine- qui se sépare et de la femme qui se retrouve seule avec ses deux filles à élever. Habituée à être toujours en retrait et peu confiante en elle-même, Jo est tout de même une battante et ne se laisse pas aller si facilement que ça. Elle bosse comme une malade pour que ses enfants ne manquent de rien mais aussi pour rembourser les dettes de son ex. Elle se fait complètement marcher sur les pieds par sa fille aînée, Hortense, à qui on a envie de donner des baffes tellement elle est prétentieuse et cupide. Heureusement, il y a la petite Zoé, encore naïve et attachée à sa maman.
Autour de cette petite famille, gravitent tout un tas de personnages aux vies plus tourmentées les unes que les autres : Chef qui trompe la mère de Jo avec sa secrétaire, la voisine qui vit seule avec son fils et semble cacher bien des secrets, Antoine qui part élever des crocodiles en Afrique avec sa nouvelle copine, Iris qui veut que sa sœur -Jo- écrive un livre et lui cède les droits pour pouvoir briller en public et retrouver grâce aux yeux de son mari, etc.
Au milieu de tout ce beau monde, Jo se démène, essaie de ne pas trop se faire avoir et cherche le bonheur. Pas simple !
Il y a parfois des livres qui sont faciles et imparfaits mais qu'on ne peut pas lâcher avant la fin et Les yeux jeunes des crocodiles en fait partie. Certes, ce n'est pas d'une grande qualité littéraire mais les histoires des différents personnages s'entrecroisent et c'est tellement plein de vie qu'on ne s'ennuie jamais. En plus, l'auteur sait ménager le suspens ce qui fait qu'on a toujours envie de lire quelques paragraphes de plus pour savoir ce qui va arriver à un tel ou un tel.
A lire donc pour se détendre et se changer les idées.
PANCOL, Katherine, Les yeux jaunes des crocodiles, Le livre de poche, 2009.
dimanche 15 novembre 2009
Echappée en Provence # 2 : Le Pont du Gard
Le Pont du Gard, j'en ai tellement entendu parler que j'avais l'impression de le connaître déjà avant même de le voir en vrai. On ne peut pas dire que j'ai été déçue mais disons qu'il n'y avait pas l'enthousiasme de la découverte !

Ce pont, qui domine le Gardon, faisait partie de l'aqueduc qui permettait aux romains d'alimenter en eau la ville de Nîmes. Il a été construit au Ier siècle.
De nombreux hommes ont travaillé à sa construction puis, au fil des siècles, à sa restauration. Cette signature dans la pierre date de quelle époque ? Mystère...
Ce qui m'a le plus intéressée sur le site du pont du Gard, ce n'est pas le pont lui même mais les vestiges de l'aqueduc que l'on trouve un peu partout en se perdant aux alentours, dans la garrigue.
Quelle intelligence il fallait pour construire un tel édifice sur 50 kilomètres de long avec si peu de moyens !
Et puis, il y a aussi le cadre naturel dans lequel se trouvent toutes ces vieilles pierres.
Se balader dans des paysages méditerranéens comme ceux là, c'est un vrai régal !










