vendredi 30 janvier 2009
De retour après la tempête #3
C'était samedi dernier...

quand on a osé ouvrir les volets de le porte fenêtre...
Un peu après, on a pris conscience des dégâts petit à petit...
La mer à Capbreton et Labenne, pleine d'écume. Sur la route, de loin, on dirait de la neige... D'après, les connaisseurs, il y avait des vagues de 10 à 15 mètres au plus fort de la tempête. Heureusement, c'était pas un gros coefficient de marée ! Moi, je suis allée voir, mais après !
jeudi 29 janvier 2009
De retour après la tempête #2
La fée électricité est revenue dans la nuit d'hier. Quel bonheur ! Mille mercis aux hommes d'ERDF qui travaillent nuits et jours pour tout rétablir au plus vite.
Ils ont été nos bouées de sauvetage pendant quelques jours mais nous sommes contents de les abandonner :

Le réchaud de camping sur lequel nous nous sommes jetés au supermarché le samedi après-midi,
les bougies, la lampe frontale et la radio à pile branchée toute la journée sur France Bleue Gascogne, seul moyen de communication avec l'extérieur.
Comme vous pouvez le constater, on a pris l'apéro quand même : les dégâts ne sont que matériels !
J'espère que nous ne reverrons pas ces compagnons de route de ci-tôt ou alors dans d'autres circonstances... Maintenant, il nous reste à nous battre avec les diverses démarches administratives à courir après les devis et à réparer les dégâts.
Une petite pensée pour ceux qui sont toujours sans courant... C'est dans ces moments là qu'on s'apreçoit que l'électricité est un luxe et que sans elle on doit s'organiser autrement car tout est plus compliqué.
mardi 27 janvier 2009
De retour après la tempête #1
Juste un petit message vite fait pour ceux qui essaient de me joindre par mail ou par téléphone depuis la tempête : tout va bien, nous avons eu très peur mais les dégâts ne sont que matériels.... Des arbres tombés, des tuiles endommagées, les toits des voitures un peu abîmés par les pommes de pins, etc.
Par contre toujours pas d'électricité, de chauffage, de téléphone ni d'eau chaude. Nous avons un petit réchaud de camping pur nous faire à manger, des bougies pour nous éclairer et deux couettes pour dormir car il fait 11 degrés dans la maison. Un degré et demi de moins que dehors !!!!!
Je serai de retour sur le web dès que la vie normale aura repris....
samedi 24 janvier 2009
"Haute Fidélité" de Nick Hornby
Rob Flemming, 35 ans, vient de se faire larguer par Laura, sa petite amie. Elle est partie avec un autre. Et il y a de quoi au regard du comportement qu'il a vis à vis d'elle. Égoïste et d'une mauvaise foi à toute épreuve, Rob décide alors de revenir sur son passé, et en particulier sur ses conquêtes amoureuses, pour voir ce qui cloche et essayer d'en tirer des conclusions. Doutes et questionnements profonds l'envahissent alors.
Côté boulot, Rob tient un magasin de disque peu fréquenté dans un quartier Londres et, avec ses deux employés, il passe son temps à faire des listes (les cinq meilleurs...) et à dénigrer ceux qui ne partagent pas ses goûts musicaux. Son comportement relève plus de celui de l'éternel ado que de l'adulte... Cette séparation lui servira t-elle de leçon ? Pas certain !
Brossé comme ça, le portrait de Rob n'est pas très engageant, je vous l'accorde... Mais je n'arrive pas à le décrire autrement... Je n'ai pas réussi à partager les doutes et les questionnements de ce personnage à me sentir proche de lui, ni même à le comprendre un peu. Je dois dire quand même que l'auteur, Nick Hornby, a toujours beaucoup d'humour et certains passages sont vraiment hilarants. Les amateurs de musique pop apprécieront sans doute les nombreuses références musicales mais là aussi, je suis passée à côté car je ne suis pas du tout spécialiste du sujet.
Du même auteur, j'avais beaucoup aimé Slam et A propos d'un gamin.
Lire l'avis d'Yspaddaden, beaucoup plus enthousiaste que le mien !
HORNBY, Nick, Haute Fidélité, 10/18.
jeudi 22 janvier 2009
Encore un très bon Jean-Philippe Blondel
Alex vit seul avec sa mère dans un appartement de 40m2 où il étouffe, non seulement parce que c'est petit mais aussi parce que, comme beaucoup d'ados, ses rapports avec sa mère sont tendus. Son père est parti sans laisser d'adresse alors qu'il était encore bébé et la vie n'est pas facile tous les jours avec un salaire d'aide-soignante pour nourrir et loger deux personnes.
Le pote d'Alex, Christian, est l'enfant unique d'une famille de bourgeois. Si l'argent n'est pas un problème pour lui, sa vie n'est pas plus heureuse pour autant. Son père est un homme égoïste qui passe son temps en déplacement pour le travail et sa mère est dépressive et alcoolique.
Mais de leur vie privée, les garçons n'en parlent jamais. Ils préfèrent passer leur temps à jouer au basket et à s'intéresser aux filles.
Après deux semaines de vacances, les jours passent et Christian ne met plus les pieds au lycée, ne répond pas au téléphone, ne donne aucunes nouvelles, etc. Alex s'inquiète et finit par se confier à sa mère qui va l'inciter à réagir. A partir de ce moment là, les deux garçons vont devenir de vrais amis - et plus de simples potes de lycée. Alex va aussi découvrir un peu plus sa mère. Au début du roman, il ne voit que ses défauts. Finalement, il va la qualifier de femme bien et chiante à la fois. Et au fond de lui, il le sait, c'est le côté "femme bien" qui l'emporte.
Jean-Philippe Blondel est devenu un de mes auteurs favoris depuis que je fréquente la blogosphère. Pourquoi? Sans dote parce que ses textes me parlent... et Au rebond ne fait pas exception. Il y a longtemps que je n'avais pas écrit autant de citations pour un même livre dans mon carnet... Alors, même si le sujet est banal -une vraie amitié qui se forme grâce à de grosses difficultés surmontées en commun- je ne peux que vous conseiller de dévorer ce livre !
Gawou et Clarabel ont beaucoup aimé ce livre également.
BLONDEL, Jean-Philippe, Au rebond, Actes Sud Junior, 2009.
lundi 19 janvier 2009
Quand les livres me parlent...
"Elle me demande si je crois que nous avons bien fait. Je hausse les épaules. Je réponds qu'on ne fait jamais rien de vraiment bien. On fait seulement ce qu'on peut." (p. 86)
C'est extrait d'Au Rebond, le dernier livre de Jean-Philippe Blondel chez Aces Sud Junior. J'en parle bientôt mais je peux déjà vous dire que c'est génial !
dimanche 18 janvier 2009
Première lecture sur l'époque victorienne
Avant Noël, j'ai participé au Victorian Christmas swap et dans mon colis, il y avait ce magnifique roman.
Quatrième de couverture :
"Londres, 1862. A la veille de ses dix-huit ans, Sue Trinder,
l'orpheline de Lant Street, le quartier des voleurs et des receleurs,
se voit proposer par un élégant, surnommé Gentleman, d'escroquer une
riche héritière. Orpheline elle aussi, cette dernière est élevée dans
un lugubre manoir par son oncle, collectionneur de livres d'un genre
tout particulier. Enveloppée par une atmosphère saturée de mystère et
de passions souterraines, Sue devra déjouer les complots les plus
délicieusement cruels, afin de devenir, avec le concours de la belle
demoiselle de Briar, une légende parmi les cercles interlopes de la
bibliophilie érotique. Héritière moderne de Dickens, mais aussi de
Sapho et des Libertins, Sarah Waters nous offre une vision clandestine
de l'Angleterre victorienne, un envers du décor où les héroïnes, de
mariages secrets en amours interdites, ne se conduisent jamais comme on
l'attendrait. Un roman décadent et virtuose."
Du bout des doigts est un roman qui regorge de rebondissements et de surprises. Pour une première lecture sur l'époque victorienne, je n'ai pas été déçue ! L'intrigue est bien ficelée et on ne s'ennuie pas malgré la longueur du texte (750 p.). Tantôt, le lecteur est entrainé dans les bas-fonds de Londres, dans un monde où les escrocs et la manipulation semblent faire partie du quotidien. Tantôt, il part à la rencontre de la bourgeoisie décadente. Cette alternance entre les lieux et les points de vue -celui de Sue et celui de Maud, demoiselle de Briar- donnent l'impression de tout savoir et de tout comprendre mais il n'en est rien ! Bref, c'est un vrai régal.
Du bout des doigts est le troisième roman de la britannique Sarah Waters. C'est aussi celui qui lui a apporté la consécration.
Encore merci à Isabelle (qui n'a pas de blog) qui m'a permis de découvrir ce roman.
WATERS, Sarah, Du bout des doigts, 10/18, 2006.
vendredi 16 janvier 2009
Paris - Jérusalem à pied et sans argent
Notre-Dame de Paris, 27 juin 2007 : une semaine après leur mariage, Édouard et Mathilde partent en voyage de noce à Jérusalem, à pied et sans argent. Leurs sacs contiennent le strict minimum indispensable, et même moins. Ils voyagent à la manière des pèlerins du Moyen-Âge, ou presque.
Des Alpes aux Balkans, des steppes d'Asie mineure aux eaux du Jourdain, ils traversent 14 pays, dorment dehors quand ils n'ont pas d'autre choix et comptent sur la bonne volonté humaine pour manger.
Pendant ce voyage, ils vivent des expériences difficiles comme en Turquie où Mathilde se fait agresser par un homme qui lui dit "sexe, sexe,sexe", en Syrie où ils marchent sous escorte tout le long de la route car on les prend pour des espions (tous les soirs des invitations dans des familles sont organisées avec présence d'espions dans les familles. Édouard et Mathilde s'aperçoivent que leur conversation en français est comprise alors qu'on leur fait croire le contraire), où dans d'autres régions dans lesquelles ils ne trouvent rien à manger pendant de nombreuses heures.
Heureusement, ils font aussi de belles rencontres - ils reçoivent notamment un accueil très chaleureux dans les familles turques et dans les Balkans- et les plus démunis leur offrent parfois de grands moments de bonheur.
Mathilde et Édouard ont pour objectif de découvrir les autres mais aussi d'apprendre à mieux se connaître et à s'aimer malgrè les épreuves difficiles qu'ils doivent traverser.
Ceux qui ont le satellite ont peut être entendu parler de ce couple car leurs émissions sont passées et passent peut être encore sur la chaîne Voyage. Je n'ai malheureusement pas eu la chance de les voir mais ce livre a été un bon substitut. J'aime beaucoup ce genre de récit de voyage. Seul petit bémol : Mathilde et Édouard sont très croyants et j'ai trouvé que cet aspect ressortait un peu trop dans le livre. A la place, j'aurais aimé qu'ils développent un peu plus leurs rencontres avec les autres comme l'ont fait Sonia et Alexandre Poussin dans Africa Trek 1 et 2. Il n'en reste pas moins que c'est une belle aventure !
CORTES, Édouard et Mathilde, Un chemin de promesses, XO Éditions, 2008.
mercredi 14 janvier 2009
Voici ma liste de trésors à lire pour 2009 !
Plus besoin de présenter le défi BLOG-O-TRÉSORS organisé par Grominou, on en entend parler partout sur la blogosphère !
Voici donc les quatre livres que j'ai sélectionnés dans cette malle composée, excusez du peu, de 785 titres !
- L'élégance du hérisson de Muriel Barbery parce que ça fait longtemps que je veux le lire.
- La conversation amoureuse d'Alice Ferney parce que j'ai découvert l'auteur cet été et que ce titre m'a été vivement conseillé par la suite.
- Les déferlantes de Claudie Gallay parce que j'en ai entendu que du bien !
- Si c'est un homme de Primo Lévi parce que c'est devenu un incontournable et que je ne l'ai encore jamais lu.
Finalement, le choix a été beaucoup plus facile que prévu. Deviendrais-je raisonnable ? A voir....
lundi 12 janvier 2009
"Ginsberg et moi" de Frédéric Chouraki
"Paris, années 90. Simon Glückmann est gay, il a grandi et vit dans le Marais. Prédicateur stagiaire à la synagogue du Temple, pigiste intermittent pour une revue féministe radicale, il écume les lieux de débauche entre deux carpes farcies avec amour par sa mère. Son cœur sec est tiraillé entre sa colocataire, Chardonnay, évanescente institutrice en mal d’enfant, et Samuel Rosenblatt, comédien rouquin amoureux de Woody Allen.
Sa vie bascule à la faveur d’une rencontre improbable avec Allen Ginsberg, le poète de la beat generation, dans un sauna spécialisé. Ensemble, ils ne tardent pas à former le couple à la mode dans le Marais. Mais le barde aux faux airs de messie défroqué est-il à la hauteur de sa légende ? And the Beat goes on ? S’ensuit un curieux marché de dupes où l’on croit possible de troquer une jeunesse stérile contre les oripeaux du mythe. Pour Simon, c’est l’occasion d’un roman d’apprentissage pas très catholique sur un joyeux air de klezmer. Mazel tov !"
Sexe, drogue, débauche, détournement des codes religieux juifs, interprétation très personnelle des textes sacrés par le héros, Simon : Ginsberg et moi est vraiment un roman anticonformiste. Le langage est souvent cru, les chapitres courts, le rythme soutenu, bref c'est un livre avec lequel on ne s'ennuie pas.
Oui, mais voilà, je n'ai pas vraiment accroché. Pour plusieurs raisons sans doute : je n'ai aucune connaissance en matière de culture juive et les références y sont nombreuses, le texte est sans doute un peu trop loufoque pour mon esprit rationnel et Simon est une personnage vraiment trop égoïste et ingrat avec son entourage à mon goût.
Un petit extrait, à prendre avec du recul bien entendu, mais qui m'a fait beaucoup rire :
"Pressé par Chardonnay de lui décrire les ressorts "de l'amour qui n'ose pas dire son nom", il avoue, un peu gêné, ne considérer ses partenaires que comme des corps avec organes, objets doués de chaleur, de fluides et d'orifices. Ainsi, loin de tempérer ses ardeurs, la vision blasphématoire du vieillard en position animale ne fait qu'exacerber son désir de luxure. Samuel l'aide, un temps, à assouvir cette terrible fringale, mais Simon, habitué à changer de monture à chaque saut de haie, préfère poursuivre son exploration des bas-fonds". (p.55).
Je remercie Babelio et les Éditions du Seuil qui m'ont offert ce livre dans le cadre de l'Opération Masse Critique. C'est la deuxième fois que j'y participe et je dois dire que c'est vraiment très bien organisé !
CHOURAKI, Frédéric, Ginsberg et moi, Seuil, 2008.
















