vendredi 20 février 2009
"Aya de Yopougon 1"
Dans un quartier d'Abidjan, la capitale ivoirienne, à la fin des années 1970, Aya travaille dur dans l'espoir de devenir un jour médecin. Ses amies, elles, ne pensent qu'à gazer -danser- et à draguer. Cela ne les empêche pas de bien s'entendre, notamment quand il s'agit de se moquer ou de déjouer la vigilance des parents pour sortir.
Ce sont de jolies tranches de vie -avec des manières de parler très locales- que nous proposent Marguerite Abouet et Clément Ourberie. J'ai eu un peu de mal à accrocher au début mais finalement, je me suis laissée entrainer par les histoires pleines de vie et de couleurs de ces trois jeune filles. La fin est excellente ! Maintenant, il faut que j'emprunte le tome 2 !
Les avis de Yueyin, Laure, Florinette, Tamara.
ABOUET, Marguerite, OURBERIE, Clément, Aya de Yopougon 1, Gallimard, 2005.
mercredi 18 février 2009
TAG-ADAGADA... TAG-ADAGADA...
Cette fois-ci, c'est Aifelle qui m'a taguée ! Voici les règles de ce nouveau TAG :
* Nommer la personne qui vous a tagué
* Ouvrir le dossier IMAGES le plus récent de votre PC et prendre la sixième photo ..
ou
* Ouvrir le sixième dossier IMAGES de votre PC et prendre la sixième photo.
* Et désigner à votre tour six autres personnes.
Le problème c'est que dans le dossier IMAGES le plus récent de mon PC, la sixième photo a déjà été publiée sur ce blog le week-end dernier et si je prends le sixième dossier IMAGES, la sixième photo est à moitié floue et vraiment sans intérêt. Donc j'ai choisi une autre photo qui ne surprendra pas certaines d'entre vous...
D'ici deux mois, elle sera là...
A qui le tour ? Leiloona, Anne, Faelys, Julie, Lucie et Emmyne sont-elles d'accord ?
mardi 17 février 2009
Vraiment gonflé !
Voici un copié-collé du mail que je viens de recevoir. J'ai quand même effacé le numéro de téléphone mais je vous assure, il est complet dans le message. Je trouve ça extraordinaire !
"REPONSE A QUELQUES QUESTIONS
pouvez vous me contacter vers 19h demain soir mercredi je suis en
troisiéme et jai quelques questions sur le livre l'enfant de guernica
06........
PAR AVANCE MERCI"
lundi 16 février 2009
"Ritournelle de la faim" de JMG Le Clézio
Ethel grandit pendant l'entre-deux guerres, dans une famille bourgeoise originaire de l'île Maurice. Sa meilleure amie, Xénia, qu'elle admire profondément, vit dans un contexte beaucoup plus difficile : son père est mort en prison et sa mère a dû fuir son pays d'origine, la Russie, juste après la Révolution. Depuis, la misère fait partie du quotidien.
Ethel assiste aux premières conversations de son père et de ses invités du dimanche sur Hitler. Au début, elle ne comprend pas tout mais petit à petit, elle se rend compte que les gens qui l'entourent sont égoïstes, profiteurs et orgueilleux.
Quand la jeune fille hérite d'un terrain magnifique, arboré et calme, en plein cœur de Paris où son grand oncle, Monsieur Soliman, rêvait de faire installer un pavillon indien acheté à l'exposition universelle, son père profite du fait qu'elle soit mineure pour lui faire signer un pouvoir. A la place du pavillon, il fait construire un immeuble hideux. Ethel le vit comme une véritable trahison, d'autant plus que son père investit l'argent n'importe comment et entraîne la banqueroute de toute la famille. Quand elle commence à se rendre compte de la situation, elle essaie de prendre les choses en main mais il est déjà trop tard : la guerre arrive.
Je suis tombée par hasard sur ce livre en regardant le présentoir des nouveautés à la médiathèque et j'ai profité de l'occasion car je n'ai jamais lu de livre de Monsieur le Prix Nobel de littérature. Je savais à peine de quoi ça parlait et généralement, dans ce cas là, je ne prend pas de risque car j'ai toujours peur de perdre mon temps avec un navet... Mais là, je me suis dit que je ne voulais pas mourir bête !!!!! Et j'ai bien fait car il s'agit d'un magnifique roman sur la grandeur et la décadence de la bourgeoisie. Par certains aspects, il m'a fait penser à Suite française d'Irène Némirovsky. Pour ne rien gâcher au plaisir, JMG Le Clézio écrit très bien : c'est de la grande littérature !
Un extrait :
"De Londres, Laurent Feld lui avait rapporté des disques inconnus en France, Rhapsody in blue de Gershwin, Dimitri Tiomkin, et aussi Dizzy Gillespie, Count Basie, Eddie Condon, Bix Beiderbecke. C'était sans doute la réponse de Laurent aux plaintes récurrentes des invités d'Alexandre sur les nègres et les métèques qui envahissaient la France, qui allait transformer Notre-Dame en synagogue ou en mosquée." p. 94
Lire l'avis d'Amanda Meyre.
LE CLEZIO, JMG, Ritournelle de la faim, Gallimard, 2008.
samedi 14 février 2009
A la tombée du jour...
vendredi 13 février 2009
"A contretemps" de Jean-Philippe Blondel
Son bac en poche, Hugo part vivre à Paris pour suivre des études de lettres modernes à la Sorbonne. Sa mère lui trouve une chambre chez Jean Debat, un homme seul, peu communicatif et souvent absent. Les premiers temps sont difficiles pour Hugo mais il finit par trouver un job dans un bar et par nouer quelques contacts. Il se lie d'amitié avec une libraire charmante qui lui prête un jour un livre de Pascal Cami. Hugo est littéralement happé par ce roman.
Lorsque Jean Debat découvre par hasard le texte dans son salon, il entre dans une colère monstrueuse. Hugo découvre vite que Pascal Cami et son logeur ne font qu'un. S'en suit une grande histoire d'amitié entre les deux hommes, une amitié basée sur l'amour des livres et de la littérature. Jean livre son expérience de l'écriture et du monde l'édition au jeune étudiant qui n'en perd pas une miette.
Quand on aime un auteur et qu'on a lu tous ses romans, on attend son prochain livre avec impatience. Trop peut-être... Et on place la barre tellement haut qu'on risque d'être déçu. Alors, oui, A contretemps est un bon roman, bien écrit, avec des personnages sensibles en proie au doute et au questionnement mais voilà, je n'ai pas accroché plus que ça. Je suis restée un peu en dehors de l'histoire. Rien à voir avec ma lecture de This is not a love song par exemple. C'est pas grave, ça ne m'empêchera pas de lire le prochain JPB avec autant d'empressement que pour celui-ci !
Un extrait :
"pour supporter toute la longueur de cette vie, il faut des filets de sécurité. Pas un, pas deux, mais dix, vingt, cent. Un emploi, un amour plus grand que les autres, des enfants, des livres, des musiques, des films, des tableaux, tout ce qu'on peut raccrocher à l'idée de continuer le chemin. Tout ce qui fait qu'on ne se lève pas un matin avec l'envie de se tirer une balle dans la tête. Des raisons de vivre". p.126
Lire les avis de Julie, Clarabel, Laure et Amanda.
Merci Clarabel !
BLONDEL, Jean-Philippe, A contretemps, Robert Laffont, 2009.
mercredi 11 février 2009
"Syngué sabour" d'Atiq Rahimi
Syngué sabour [sége sabur] n.f. (du perse syngue " pierre ", et sabour
" patiente "). Pierre de patience. Dans la mythologie perse, il s'agit
d'une pierre magique que l'on pose devant soi pour déverser sur elle
ses malheurs, ses souffrances, ses douleurs, ses misères... On lui
confie tout ce que l'on n'ose pas révéler aux autres... Et la pierre
écoute, absorbe comme une éponge tous les mots, tous les secrets
jusqu'à ce qu'un beau jour elle éclate... Et ce jour-là on est délivré.
La Syngué sabour, c'est cet homme qui respire mais ne réagit plus à aucune sollicitation. Il a reçu une balle dans la nuque et depuis, il est plongé dans le coma. Sa femme est seule avec ses deux filles pour gérer la situation. Toute la famille est partie pour fuir la guerre et l'a laissée seule. La quartier est détruit par les bombardements incessants, la maison est endommagée et la femme n'en peut plus. Elle est à bout de nerfs et finit par dire à son mari tout ce qu'elle a sur la cœur et qu'elle a dû taire pendant des années : ses fiançailles et son mariage forcé qui ont eu lieu en l'absence de l'intéressé puisque celui-ci était au front, les vexations en tous genres qu'elle a subies de la part de son mari et de ses frères mais aussi de sa belle-mère, la rencontre avec son époux trois ans après son mariage, etc.
Voilà un texte à l'écriture très particulière : on a l'impression de lire les didascalies d'une pièce de théâtre. C'est sans doute pour cette raison que j'ai eu du mal à entrer dans l'histoire. Mais une fois les cinquante premières pages lues, Syngué sabour m'a réconciliée, au moins pour cette année, avec le prix Goncourt. C'est un beau roman qui laisse la parole à une femme musulmane qui subit le dictat des hommes dans un pays extrémiste. Ce sujet est désormais devenu (très) fréquent en littérature mais on ne dénoncera jamais assez les violences faites aux femmes par ces hommes là. Et puis ici, ce qu'il y a de bien, c'est que la parole est libératrice et redonne espoir :
"Tu me comprends ? ... en fait, ce qui me libérait, c'était d'avoir parlé de cette histoire, l'histoire de la caille. Le fait de tout dire. Tout te dire à toi. Là, je me suis aperçue qu'en effet depuis que tu étais malade, depuis que je te parlais, que je m'énervais contre toi, que je t'insultais, que je te disais tout ce que j'avais gardé sur le cœur, et que toi tu ne pouvais rien me répondre, que tu ne pouvais rien faire contre moi... tout ça me réconfortait, m'apaisait." p. 85
Pour lire d'autres avis, c'est par ici.
RAHIMI, Atiq, Syngué sabour : Pierre de patience, POL, 2008.
lundi 9 février 2009
PAL, vous avez dit PAL ?
Plus besoin de présenter ce petit jeu qui circule depuis quelques temps sur la blogosphère. C'est Dominique qui m'a taguée. Voici donc ma ou plutôt mes Piles A Lire.
Celle des médiathèques car je suis juste inscrite dans deux médiathèques et j'emprunte aussi dans le CDI où je travaille, bien entendu. Non, non, c'est pas une maladie grave Dominique...
Ma PAL à l'envers...
Très ordonnée la fille alors qu'elle est plutôt du genre maniaque d'habitude...
LA PAL des livres qui sont depuis trop longtemps dans la PAL (et il y en a plein d'autres qu'on voit pas parce que j'ai fini par les ranger avec les autres, ceux que j'ai déjà lu...).
Et enfin, la PAL des magazines car j'ai la manie d'acheter des magazines que j'ai pas toujours le temps de lire. Mais ça compte pas ça, vous êtes bien d'accord avec moi ?
A qui le tour ? Brize, Finette, Florinette, Faelys, Aifelle ?
samedi 7 février 2009
"Seul sur la mer immense" de Michael Morpurgo
Arthur est un jeune orphelin anglais qui ne connaît absolument rien de ses origines et débarque un jour de 1947 en Australie, contraint et forcé. Le gouvernement britannique ne lui a pas demandé son avis. Là-bas, il travaille comme esclave au ranch Cooper et sa vie est un véritable enfer fait d'humiliations quotidiennes. L'espoir ne semble pas permis mais heureusement, Arthur porte sur lui une clef porte-bonheur, souvenir de sa sœur Kitty.
Des années plus tard, la fille d'Arthur, Allie, quitte l'Australie à bord de son bateau direction l'Angleterre. Elle n'a qu'un souhait : partir à la découverte des origines de son père.
Ce qu'il y a de bien avec les romans de Michael Morpurgo, c'est qu'on est très rarement déçu. Et Seul sur la mer immense, son dernier livre publié en France, confirme la règle. L'histoire d'Arthur Hobhouse est une formidable épopée qui fait voyager le lecteur sur les terres australiennes mais aussi sur les océans du globe. Elle est pleine d'espoir, d'humanité, de poésie et de réflexion.
Lire l'avis de Clarabel, et celui d'Ys : leurs billets sont beaucoup plus détaillés que le mien, c'est ça quand on écrit le compte rendu plus d'un mois et demi après avoir lu le livre !
MORPURGO, Michael, Seul sur la mer immense, Gallimard jeunesse, 2008.
jeudi 5 février 2009
Vent de panique à Buckingham Palace !
Il a suffit d'un pur moment de hasard pour que la Reine d'Angleterre se découvre soudainement une passion dévorante pour la lecture. Et ce n'est pas du tout du goût de son entourage... Imaginez, une Reine qui expédie les cérémonies officielles au plus vite et qui boude tous ses devoirs pour passer des heures entières à dévorer des livres ! La maison Windsor ne sait plus où donner de la tête ni comment faire pour rattraper le coup quand la reine pète un plomb. Car oui, on peut le dire, la Reine n'est plus du tout la même et c'est bien ennuyeux dans une maison où les protocoles ont l'habitude d'être respectés à la lettre depuis des années et des années.
Voilà un roman sans prétentions, léger et drôle. J'ai entendu ici ou là quelques critiques très élogieuses et je m'attendais à rire beaucoup plus que ça mais j'ai quand même passé un moment très distrayant. ça change un peu des lectures "sérieuses" et avoir le sourire aux lèvres n'a jamais fait de mal à personne !
A signaler tout de même : La Reine des lectrices n'est pas fait pour ceux qui ont une LAL ou une PAL très importante : les références littéraires sont très nombreuses !
Quelques extraits :
"Le choix de La Poursuite de l'amour se révéla particulièrement judicieux et à sa manière décisif. Si Sa Majesté était encore tombée sur un ouvrage ennuyeux [...] elle aurait fort bien pu renoncer définitivement à la lecture, novice comme elle était dans cet art." p.22
"Elle découvrit également que chaque livre l'entraînait vers d'autres livres, que les portes ne cessaient de s'ouvrir, quels que soient les chemins empruntés, et que les journées n'étaient pas assez longues pour lire autant qu'elle l'aurait voulu." p.33
"Il lisait pour son seul plaisir, non pour accroître ses connaissances -même si cet accroissement participait de son plaisir, il en avait bien conscience." p. 46
"On cherche dans un livre la confirmation de ses propre convictions." p. 166
Les avis d'Amanda Meyre, Clarabel, Cathulu, Ys, Lou et Émeraude.
BENNETT, Alan, La Reine des lectrices, Denoël & D'ailleurs, 2009. Traduit de l'anglais pas Pierre Ménard.












