dimanche 30 août 2009

Brêves d'aquarium

En me baladant au milieu de la foule estivale sur le port de La Rochelle, j'ai eu un vrai coup de cœur pour ce tableau. L'artiste, Pierre Philippe Leblanc, est là tous les ans et j'ai fini par craquer... Brêves d'aquarium a rejoint les murs de la chambre de ma fille !

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Si vous aimez, n'hésitez pas à faire un petit tour sur un autre monde, le site de Pierre Philippe Leblanc.

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vendredi 28 août 2009

Je l'ai enfin lu !

Lecercle2On a tellement parlé de ce livre que même ceux qui ne l'ont pas (encore) lu savent de quoi ça parle, à moins d'avoir déserté la blogosphère, les classements des meilleures ventes de livres et les rayons des libraires ces derniers mois. Mon esprit fainéant ce contentera donc de recopier la quatrième de couverture :

Janvier 1946. Tandis que Londres se relève douloureusement de la guerre, Juliet, jeune écrivain, cherche un sujet de roman. Comment pourrait-elle imaginer que la lettre d'un inconnu, natif de l'île de Guernesey, va le lui fournir ? Au fil des lettres qu'elle échange avec son nouveau correspondant, Juliet pénètre son monde et celui de ses amis : un étrange club de lecture inventé pour tromper l'occupant allemand, le « Cercle littéraire des amateurs d'épluchures de patates ». De lettre en lettre, Juliet découvre l'histoire d'une petite communauté débordante de charme, d'humour, d'humanité. Et puis vient le jour où, à son tour, elle se rend à Guernesey...

C'est joyeux et léger malgrè le sujet, parfois loufoque et drôle, ça se lit d'une traite avec le sourire aux lèvres et on referme la dernière page en regrettant que ce soit déjà terminé. A lire donc si ce n'est pas encore fait parce que c'est un livre sur la Seconde Guerre mondiale pas comme les autres.

D'autres avis ici.

ObjectifPal 

SHAFFER, Mary Ann, BARROWS, Annie, Le Cercle littéraire des Amateurs d'épluchures de patates, France loisirs, 2008.

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mardi 25 août 2009

"Le passage" de Louis Sachar

lepassage

Quatrième de couverture :

Méfiez-vous. Ce livre va vous donner envie de croquer des oignons crus. De creuser des trous de 1 mètre 50 de diamètre et de profondeur. D'escalader une montagne. De respirer vos vieilles baskets. De mettre du rouge à lèvres avant de partir à la poursuite de vos ennemis. De tout savoir sur l'existence oubliée de votre arrière-arrière-arrière-grand-mère. Et ce, même si vous haïssez les liliacées, même si vous détestez l'alpinisme et les travaux forcés, même si vous avez les cosmétiques en horreur autant que les odeurs de pieds, et même si la généalogie et les histoires de famille vous indifférent profondément. Maintenant, pour échapper à tout cela, c'est simple. Il vous suffit de ne pas imiter les centaines de milliers d'adolescents américains qui ont déjà plébiscité ce livre, et de ne jamais l'ouvrir.

Voilà une quatrième de couverture bien alléchante mais, de mon point de vue, le roman n'est pas vraiment à la hauteur.... Les souffrances endurées par le jeune Stanley Yelnats au camp du Lac vert m'ont laissée assez mal à l'aise. Le jeune homme est envoyé dans ce camp de redressement situé au Texas, en plein désert, pour un vol de chaussures qu'il n'a pas commis. Comme ses compagnons d'infortune, il doit creuser des trous sous une chaleur atroce alors qu'ils n'ont même pas de quoi boire et manger en quantité suffisante. La discipline est de fer -douche de 4 minutes seulement, réveil tous les jours à l'aube, absence de loisirs- et la maltraitance quotidienne. Stanley essaie de faire bonne figure dans les lettres qu'il écrit à sa mère mais il semble tout de même qu'il soit impossible pour lui d'échapper à la malédiction familiale : depuis qu'un des ses ancêtres n'a pas honoré une promesse qu'il avait faite, le malheur s'abat sur la famille, génération après génération et le cercle infernal semble impossible à arrêter...

Pourtant, il y a tout de même du positif dans cette histoire car petit à petit elle prend tout son sens grâce à une construction intelligente. C'est LE point fort de ce roman. Je n'ai rien vu venir et j'ai vraiment été surprise par le dénouement. Dommage que l'histoire soit si horrible !

Merci à Emmyne qui a fait de ce roman un livre_voyageur. Son avis ici.

SACHAR, Louis, Le passage, L'école des loisirs, 2001.

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samedi 22 août 2009

Quand le passé empoisonne le présent...

pardonnerVictimes d'inceste, de violences psychologiques, malaimés, maltraités, battus par leurs parents ou que sais-je encore, ces enfants devenus adultes souffrent de nombreux maux (dépression, somatisation, échecs à répétition, manque de confiance en soi, etc.) et ne soupçonnent parfois même pas l'impact de ce qu'ils ont vécu pendant leur enfance sur leur vie d'adulte. Certains psychothérapeutes voient dans le pardon la seule issue pour aller mieux. Sylvie Tenenbaum réfute cette thèse et pense qu'il faut plutôt se pardonner à soi-même, se réhabiliter et se réconcilier avec son histoire.

Elle explique que "Lorsque des parents font souffrir leurs enfants, ces derniers consacrent inconsciemment une grande part de leur énergie à effacer de leur mémoire tous les souvenirs de ce qu'ils ont subi : refoulés aux tréfonds de leur mémoire, ils sont absents de leur conscience. Pourtant, devenus adultes, ils ne parviennent pas -comme empêchés, entravés- à vivre comme ils le désirent. Qu'il s'agisse de leur vie affective, relationnelle ou même professionnelle, ils sont comme perdus et rencontrent bon nombre d'obstacles à leur épanouissement." (p. 69-70). Le chemin vers le mieux-être est long et souvent semé d'embûches mais tellement plein d'espoir !

Je ne vais pas rentrer dans le détail de toutes les explications donnés par l'auteur : elles sont trop nombreuses et je souhaite faire des billets courts ! En revanche, j'invite très fortement tous ceux que le sujet intéresse à se pencher sur ce livre très instructif. J'avoue que j'ai lu en diagonal les deux premiers chapitres sur le pardon. Par contre j'ai lu avec beaucoup d'attention la suite -relisant même certains passages- consacrée aux enfants, aux adultes qu'ils sont devenus, à leur parents et aux moyens qui permettent d'aller mieux et de trouver un épanouissement personnel malgré le passé.

Merci à Antigone pour ce livre_voyageur qui est déjà allé chez Leiloona, Sylvie et Nanne.

TENENBAUM, Sylvie, Pardonner, tyrannie ou libération ?, InterEditions, 2008.

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mercredi 19 août 2009

Un premier RDV manqué avec la rentrée littéraire

Nouveaux_IndiensA., jeune anthropologue français vient vivre aux États-Unis pendant trois mois pour "observer Frank Firth, le musicien, qui apprend à ses étudiants du Mills Collège comment on fait pour être ensemble quand on joue de la musique" (p.12). A. n'est donc pas un anthropologue comme les autres, il n'étudie pas je ne sais quel peuple perdu au fin fond de je ne sais quelle contrée. Il observe plutôt le monde qui l'entoure.

Je ne vous en dirai pas plus sur ce livre que j'ai abandonné assez rapidement. Je me suis très vite perdue dans les méandre de la pensée de A. qui passe souvent du coq à l'âne, nous racontant les habitudes alimentaires de son colocataire, la campagne présidentielle américaine, la vie d'une clocharde qui vit dans le parc de l'université ou encore le suicide d'une jeune étudiante anorexique qu'il ne connaît même pas. Tout cela sans que l'on comprenne le lien entre ces différents personnages. Quant au style, je n'ai pas réussi à m'y faire non plus : les phrases sont courtes et parfois hachées, fidèles aux pensées de A.

C'est donc un premier RDV manqué avec la rentrée littéraire. espérons que le prochain sera plus réussi !

Cathulu a un avis totalement contraire au mien. Elle l'a dévoré !

Doriane n'a pas adhéré au style.

Livre lu grâce à chezlesfilles

BONNERAVE, Jocelyn, Nouveaux indiens, Seuil, 2009.

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lundi 17 août 2009

Au temps du cinéma muet

siloindevousJun Nakayama, ex-star du cinéma muet à la retraite, se voit proposer un rôle par un jeune scénariste fin connaisseur du Hollywood du début du siècle. Au départ, il hésite à accepter cette proposition qui pourrait relancer sa carrière, arrêtée brutalement 40 ans plus tôt suite à une sombre histoire de meurtre -jamais élucidée- à laquelle son nom était associé. Puis, tout son passé lui revient en mémoire et l'envie de jouer à nouveau le titille.

Quand Chez les filles m'a proposé ce roman, je l'ai accepté car j'ai un vilain défaut : j'ai du mal à refuser un livre... Pourtant je ne suis pas du tout une adepte du cinéma muet. A vrai dire, je n'y connais rien du tout ! Avant de commencer ma lecture, j'avais donc un peu peur et j'étais à la limite de me maudire d'avoir accepté une telle offre !!!!

Mais dès les premières pages, je me suis laissée entraîner par ce récit et je me suis plongée avec enthousiasme dans les débuts du 7ème art. Vie des acteurs -réels ou fictifs-, relations avec les studios, gloire, fêtes, histoires entre les uns et les autres : tout y est ! Ce n'est cependant pas le seul aspect intéressant de ce livre qui évoque également la montée du racisme anti-japonais et propose une réflexion sur le temps qui passe, les regrets et la relation avec son propre passé. A cela, s'ajoute un peu de suspens, maintenu jusqu'à la fin ou presque, au sujet de l'arrêt brutal de la carrière de Jun et de toutes les raisons qui ont motivé ce choix. Bref, j'ai passé un agréable moment en compagnie de ce livre !

D'autres avis, assez inégaux : Amanda, Miss Alfie, Cathulu, Sylire, Clarabel, Leiloona, Ori et Lael.

REVOYR, Nina, Si loin de vous, Phébus, 2009.

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dimanche 16 août 2009

Vive les bons cocktails !

Une bonne adresse pour savourer de délicieux cocktails -avec ou sans alcool- dans un décor sympa et une ambiance décontractée à La Rochelle : la rhumerie Via Brasil située près de la tour de la chaîne.

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Heureusement qu'on habite loin de cette ville sinon je crois que ma ligne en prendrait un coup !
Avec chaque cocktail, il y a un petit sujet que l'on peut emporter. Les enfants -et les grands aussi !- les collectionnent !

Via Brasil - Rhumerie
3 rue de la chaîne
17000 La Rochelle

Posté par saxaoul à 11:05 - - Commentaires [15] - Rétroliens [0]
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