lundi 19 janvier 2009
Quand les livres me parlent...
"Elle me demande si je crois que nous avons bien fait. Je hausse les épaules. Je réponds qu'on ne fait jamais rien de vraiment bien. On fait seulement ce qu'on peut." (p. 86)
C'est extrait d'Au Rebond, le dernier livre de Jean-Philippe Blondel chez Aces Sud Junior. J'en parle bientôt mais je peux déjà vous dire que c'est génial !
samedi 21 juin 2008
Une petite histoire de Nasr Eddin...
A méditer...
En tant qu'enseignante, cette petite histoire me fait beaucoup réfléchir...
"L'éducation"
"Un jour, le jeune veau du voisin entra dans le jardin de Nasreddine et se mit à brouter les plantes et les fleurs. Le Hodja le poussa gentiment dehors et se dirigea avec un bâton vers l'étable où il se mit à battre la vache.
Sa femme, qui l'avait suivi, lui dit :
- Mais que fais-tu ? Elle n'y est pour rien. C'est le veau qui a tout saccagé !
- Elle n'y est pour rien ? C'est sa mère ! Si elle l'avait bien éduqué, il n'aurait jamais agi de la sorte."
DARWICHE, Jihad, Sagesses et malices de Nasreddine, le fou qui était sage, Albin Michel, 2007.
mardi 10 juin 2008
Une petite histoire de Nasr Eddin
"Le manteau du cadi"
"En rentrant de son champ, Nasreddine trouva la cadi complètement ivre, qui dormait sous un arbre. Il s'approcha de lui, lui ôta son manteau et continua son chemin.
Le lendemain, le cadi fit son enquête et apprit que Nasreddine se pavanait avec un beau manteau. Il le convoqua sur l'heure.
- D'où vient ce manteau que tu portes sur les épaules ?
- Hier, je l'ai pris à un homme, complètement ivre, qui ronflait au pied d'un arbre. S'il est à toi, je te le rends tout de suite.
- Non, dit le cadi, affolé. Il n'est sûrement pas à moi. Tu peux le garder."
DARWICHE, Jihad, Sagesses et malices de Nasreddine le fou qui était sage, Albin Michel, 2007.
dimanche 1 juin 2008
De retour mais complétement débordée
Je suis de retour mais très fatiguée et complètement débordée par une maison et un déménagement à gérer presque toute seule. Et oui, on a trouvé une maison dans le Sud des Landes, à quelques kilomètres de la côte. Comme Monsieur est déjà parti là-bas depuis depuis quelques temps, c'est moi qui fait les cartons, gère toutes les démarches administratives ou presque, etc. Et le temps presse : le déménagement est prévu le 25 en Normandie et deux jours plus tard dans le Sud Ouest.
Bref, tout ça pour vous dire que je vais faire de mon mieux pour publier régulièrement sur ce blog mais je ne garantis rien...
En attendant, voici une petit histoire du célèbre Nasreddine qui m'a bien fait rire.
"Un vieillard de quatre-vingts ans"
"Dans le café, les hommes discutaient de vive voix lorsque Nasreddine arriva.
- Tu dois pouvoir nous éclairer, Hodja, lui dit l'un des hommes. Est-ce qu'un homme de quatre-vingts ans peut avoir des enfants ?
- Sans aucun doute, répondit Nasreddine. A une seule condition : il faut qu'il ait un voisin de vingt ans."
DARWICHE, Jihad, Sagesses et malices de Nasreddine le fou qui était sage, Albin Michel, 2007.
mercredi 30 avril 2008
Une petite histoire de Nasr Eddin...
"Habille-moi maintenant"
"Un jour le roi dit à Nasreddine :
- Quand tu mourras, je t'habillerai avec le plus beau des linceuls !
- Habille-moi maintenant et enterre-moi nu, répondit Nasredine."
DARWICHE, Jihad, Sagesses et malices de Nasreddine le fou qui était sage, Albin Michel, 2007.
mercredi 23 avril 2008
Une petite histoire de Nasr Eddin...
"La guerre et le cerveau"
"C'était la guerre...
Nasreddine qui avait eu le malheur d'y participer reçut une flèche qui se planta dans sa tête. On le transporta vite vers les lignes arrière pour le soigner.
- De deux choses l'une, dit le médecin, ou bien la flèche n'a pas traversé l'os et là je pourrai le sauver, ou bien elle a touché le cerveau, et dans ce cas, il n'y a rien à faire.
Nasredine leva la tête péniblement et dit :
- Aucun risque, docteur, aucun risque !
- Et comment le sais-tu ? s'étonna le médecin.
- Si j'avais vraiment un cerveau, je n'aurais jamais fait la guerre."
DARWICHE, Jihad, Sagesses et malices de Nasreddine le fou qui était sage, Albin Michel, 2007.
samedi 19 avril 2008
Une petite histoire de Nasr Eddin...
"Mourir de vieillesse"
"Quelqu'un avait rapporté au roi que Nasreddine se moquait souvent de lui. Il l'envoya chercher :
- Nasreddine ! Tu as dépassé les limites. Tu seras mis à mort !
-Accorde-moi une faveur, mon Seigneur, dit le Hodja en tremblant.
- La seule faveur que je pourrai t'accorder est de te laisser choisir la façon de mourir.
- Merci, Seigneur, dit Nasredine soulagé. Je choisis de mourir de vieillesse.
- Le roi éclata de rire et lui pardonna."
DARWICHE, Jihad, Sagesses et malices de Nasreddine le fou qui était sage, Albin Michel, 2007.
jeudi 13 mars 2008
Un petit poème sur le livre
Le livre
Le livre est l’animal le plus familier que l’on puisse connaître, rêver, trouver. Les livres sont fidèles, s’ouvrent facilement. Ils volent en compagnie, voir « étagères ». Les livres restent. On achète parfois moins de livres qu’on peut en lire, parfois plus (overbooking). Le livre reste un moyen de transport fulgurant. Le livre reste. Le livre est. On ne peut en dire autant de tout le monde.
Jacques Rebotier
lundi 25 février 2008
Contre le racisme...
"L'autre, femme ou homme, de la même espèce que moi,
et pourtant différent, comment le regarder ?
Comment me comporter face à lui ?
Si je vois en lui un ennemi qui me menace, qui me fait peur
je ne songe qu'à me défendre contre lui, et pour mieux
me défendre, à l'attaquer. C'est cela le racisme.
Si je vois en lui un obstacle qui gêne ma progression,
je ne cherche qu'à le dépasser, à l'éliminer. C'est cela la compétition
qui transforme la vie de chacun en suite de batailles
parfois gagnées, en guerre toujours perdue.
Pour être réaliste, je dois voir en l'autre une source qui contribuera
à ma propre construction. Car je suis les liens que je tisse;
me priver d'échanges c'est m'appauvrir.
Le comprendre c'est participer à l'Humanitude."
Albert Jacquard in La cour couleurs, Rue du monde, 1998.

