mardi 12 mai 2009
Premier abandon depuis très longtemps...
Comme beaucoup de blogueurs, j'ai reçu récemment ce livre. Merci les Presses de la Cité et Chez les filles !
Quatrième de couverture :
"Milanaise
romantique, Emma décide de changer radicalement de vie en ouvrant une librairie de quartier baptisée Rêves&Sortilèges.
Le
charme et l’originalité de sa boutique résident dans sa spécialité :
les livres consacrés à l’amour. Emma, qui semble s’être résignée au
célibat depuis son divorce, n’a pas son pareil pour dénicher l’ouvrage
qui aidera un client perdu sur la carte du Tendre.
C’est évidemment par
l’intermédiaire d’un livre qu’Emma retrouvera Federico, son grand amour
de jeunesse. Alors qu’ils ne se sont pas vus depuis trente ans, tout se
passe comme s’ils ne s’étaient jamais quittés. Si ce n’est que Federico
vit à présent à New York, où il est architecte, marié et père d’une
adolescente. Malgré tout, Federico et Emma entament une relation
épistolaire, après avoir ouvert chacun une boîte postale dont ils sont
les seuls à connaître l’existence…
Dans ce roman hors normes, Paola
Calvetti rend un vibrant hommage au pouvoir des mots et de la
littérature. A lire pour rêver, les yeux ouverts, à toutes les
possibilités de l’amour."
C'est très rare que j'abandonne un livre, mais hier soir, j'ai laissé tomber au bout de 80 pages. En ce moment, new baby oblige, j'ai beaucoup moins le temps de lire alors j'ai préféré ne pas insister.
Impossible de rentrer dans l'histoire ! L'écriture n'est pas géniale (mais c'est une traduction alors difficile de se faire un avis à ce sujet), les multiples digressions de Federico sur l'architecture m'ont vraiment ennuyée et j'ai trouvé que les nombreux romans cités par Emma faisaient un peu catalogue. Peut-être que c'est parce que je n'ai même pas lu le tiers de tous ces livres... Et puis, l'histoire d'amour entre les deux quinquagénaires manque d'action à mon goût !
Les billets de Virginie, Brize, Aifelle, Pom', Lael, Cuné. Les avis sont très contrastés, à vous de vous faire le votre ! J'espère ne pas avoir découragé ceux qui ne l'ont pas encore lu !
CALVETTI Paola, L'amour est à la lettre A, Presses de la cité, 2009.
vendredi 13 février 2009
"A contretemps" de Jean-Philippe Blondel
Son bac en poche, Hugo part vivre à Paris pour suivre des études de lettres modernes à la Sorbonne. Sa mère lui trouve une chambre chez Jean Debat, un homme seul, peu communicatif et souvent absent. Les premiers temps sont difficiles pour Hugo mais il finit par trouver un job dans un bar et par nouer quelques contacts. Il se lie d'amitié avec une libraire charmante qui lui prête un jour un livre de Pascal Cami. Hugo est littéralement happé par ce roman.
Lorsque Jean Debat découvre par hasard le texte dans son salon, il entre dans une colère monstrueuse. Hugo découvre vite que Pascal Cami et son logeur ne font qu'un. S'en suit une grande histoire d'amitié entre les deux hommes, une amitié basée sur l'amour des livres et de la littérature. Jean livre son expérience de l'écriture et du monde l'édition au jeune étudiant qui n'en perd pas une miette.
Quand on aime un auteur et qu'on a lu tous ses romans, on attend son prochain livre avec impatience. Trop peut-être... Et on place la barre tellement haut qu'on risque d'être déçu. Alors, oui, A contretemps est un bon roman, bien écrit, avec des personnages sensibles en proie au doute et au questionnement mais voilà, je n'ai pas accroché plus que ça. Je suis restée un peu en dehors de l'histoire. Rien à voir avec ma lecture de This is not a love song par exemple. C'est pas grave, ça ne m'empêchera pas de lire le prochain JPB avec autant d'empressement que pour celui-ci !
Un extrait :
"pour supporter toute la longueur de cette vie, il faut des filets de sécurité. Pas un, pas deux, mais dix, vingt, cent. Un emploi, un amour plus grand que les autres, des enfants, des livres, des musiques, des films, des tableaux, tout ce qu'on peut raccrocher à l'idée de continuer le chemin. Tout ce qui fait qu'on ne se lève pas un matin avec l'envie de se tirer une balle dans la tête. Des raisons de vivre". p.126
Lire les avis de Julie, Clarabel, Laure et Amanda.
Merci Clarabel !
BLONDEL, Jean-Philippe, A contretemps, Robert Laffont, 2009.
jeudi 5 février 2009
Vent de panique à Buckingham Palace !
Il a suffit d'un pur moment de hasard pour que la Reine d'Angleterre se découvre soudainement une passion dévorante pour la lecture. Et ce n'est pas du tout du goût de son entourage... Imaginez, une Reine qui expédie les cérémonies officielles au plus vite et qui boude tous ses devoirs pour passer des heures entières à dévorer des livres ! La maison Windsor ne sait plus où donner de la tête ni comment faire pour rattraper le coup quand la reine pète un plomb. Car oui, on peut le dire, la Reine n'est plus du tout la même et c'est bien ennuyeux dans une maison où les protocoles ont l'habitude d'être respectés à la lettre depuis des années et des années.
Voilà un roman sans prétentions, léger et drôle. J'ai entendu ici ou là quelques critiques très élogieuses et je m'attendais à rire beaucoup plus que ça mais j'ai quand même passé un moment très distrayant. ça change un peu des lectures "sérieuses" et avoir le sourire aux lèvres n'a jamais fait de mal à personne !
A signaler tout de même : La Reine des lectrices n'est pas fait pour ceux qui ont une LAL ou une PAL très importante : les références littéraires sont très nombreuses !
Quelques extraits :
"Le choix de La Poursuite de l'amour se révéla particulièrement judicieux et à sa manière décisif. Si Sa Majesté était encore tombée sur un ouvrage ennuyeux [...] elle aurait fort bien pu renoncer définitivement à la lecture, novice comme elle était dans cet art." p.22
"Elle découvrit également que chaque livre l'entraînait vers d'autres livres, que les portes ne cessaient de s'ouvrir, quels que soient les chemins empruntés, et que les journées n'étaient pas assez longues pour lire autant qu'elle l'aurait voulu." p.33
"Il lisait pour son seul plaisir, non pour accroître ses connaissances -même si cet accroissement participait de son plaisir, il en avait bien conscience." p. 46
"On cherche dans un livre la confirmation de ses propre convictions." p. 166
Les avis d'Amanda Meyre, Clarabel, Cathulu, Ys, Lou et Émeraude.
BENNETT, Alan, La Reine des lectrices, Denoël & D'ailleurs, 2009. Traduit de l'anglais pas Pierre Ménard.


